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  • Exotique?

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    Générallement, quand les gens me demandent d'où je viens, où je suis née, quelle est ma nationalité, ils sont déçus. Française, née en Normandie, d'un parent breton. Le métissage de ma peau vend du rêve, encore plus en hiver... Les îles, le soleil, l'exotisme... Certes, j'ai une moitié de sang africain dans les veines, la plus visible, mais non celle qui forme le plus mon identité. Je n'ai pas l'accent chantant de ma mère ni ne maîtrise son dialecte ou sa culture, par choix de sa part. Je pense comme une française, avec parfois le recul d'une étrangère. J'ai beaucoup plus été élevée au beurre salé et aux crêpes qu'à l'ondolé. Etre métisse, c'est toujours avoir le cul entre deux chaises, être l'étrangère. Trop blanche pour l'un, trop noire pour l'autre, et parfois perçue comme une spécificité à part entière, une sorte de chocolat au lait sui generis qui n'aurait besoin d'aucun point de comparaison ou de rattachement.

    Alors que suis-je? J'ai tendance à utiliser le barabarisme batard de bretonnormande, ayant toujours vécu à la fois et navigué dans l'une et l'autre région (et l'avantage, c'est que quoi qu'il arrive, le Mont saint michel reste mien).

    C'est fou ce à quoi peut vous faire penser une simple crêpe de blé noir (et non galette! (n'est pas breton celui qui appelle sa sacro sainte crêpe comme cela dixit ma grand-mère du Finistère)), la complète, la classique, ma préférée. La Bretagne me manque cette année. Evidemment, on ne se rend compte de l'importance et du manque d'une chose que lorsqu'on ne l'a plus en sa possession...

     

    PS: une bonne adresse de crêperie: si vous passez par Rennes, arrêtez-vous à la crêperie Saint-Melaine, au 13, rue Saint-Melaine, elle est délicieuse!

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  • Ruby Sparks

    Cette semaine, j'ai regardé Ruby Sparks (Elle s'appelle Ruby), sur le conseil de ma petite sœur qui avait eu l'occasion de le voir, cet automne, lors du Festival de Deauville. Elle m'avait assuré que j'allais aimer. Elle avait raison, je l'ai adoré.

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    Calvin Weir-Feilds (Paul Dano), écrivain au succès précoce, est en pleine crise existentielle. En plus d'avoir été largué par sa copine, il n'arrive plus à écrire, vit reclus avec son chien, Scotty, dans sa maison de Los Angeles et son seul ami est son frère Harry (Chris Messina). Pour le sortir de sa torpeur, son psy lui assigne une tâche: écrire sur quelqu'un qui aimerait son chien Scotty. Il écrit alors sur la seule personne qui semble apprécier son chien, à l'exception de lui-même, la fille de ses rêves, sortie tout droit de son imagination, Ruby Sparks (Zoe Kazan). Mais quelle n'est pas sa surprise en la découvrant le lendemain dans sa cuisine...

    Ceux qui, comme moi, ont adoré 500 days of summer, ou encore Little miss sunshine dont les réalisateurs Jonathan Dayton et Valerie Faris ont participé à la réalisation de ce film, apprécieront certainement cette comédie romantique tout en nuances.

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  • Indefinitely

    En réécoutant Follow the light de Travis, j'ai eu envie de réécouter l'album en entier, The invisible band. J'avais oublié à quel point j'avais aimé cet album à l'époque où j'achétais encore des cds, à quel point j'avais pu l'écouter, adlolescente, allongée sur mon lit, en chantant à tue-tête les paroles, en tournant avec précaution les pages du petit livret.

    Aujourd'hui, je prends rarement le temps d'écouter juste de la musique. J'en écoute toujours autant, si ce n'est plus, c'est toujours un refuge, mais différemment, de manière beaucoup plus active, dans la rue, les transports en commun, en travaillant, en surfant sur internet, et aussi de manière beaucoup plus "zapping". Ecouter une chanson d'un groupe ne signifie pas que j'écouterais forcément l'album en entier. A l'inverse, parfois, grâce à la magie de l'internet, je pourrais écouter l'un après l'autre chaque album sorti, toutes les chansons existantes, voir leurs clips si il y en a ou leurs performances live, aller sur le site du groupe pour apprendre tout ce qu'il y a à savoir dessus, aimer sa page facebook pour être au courant des dernières actualités, et rechercher des dates de concert. Je suis devenue certes plus curieuse et beaucoup plus consommatrice, n'étant plus limitée par l'attente du dernier Inrockuptibles pour connaître les derniers groupes intéressants ou le format du cd qui ne me permettait d'écouter qu'un seul groupe à la fois, je dispose d'une bibliothèque MP3 importante et je ne pourrais pas vivre sans mon Ipod...

    Mais parfois, ce temps me manque, celui où je mettais un cd dans mon radio-réveil-cd et que je ne faisais que l'écouter pendant des heures et des heures. Peut-être est-cela de grandir? Mon père le prend toujours pourtant ce temps. Le dimanche, entre 17h et 20h, nous savons qu'il est totalement injoignable, beaucoup trop occupé à écouter ses cds préférés, allongé sur son lit...

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