Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • En vrac

    Je pensais que les vacances seraient enfin l'occasion de mettre plus à jour ce blog, et en fait, c'est exactement l'inverse qui se produit... du moins pour l'instant... J'avoue que j'ai du mal, en ce moment, à me poser devant mon ordinateur: quand il fait beau, j'essaie de passer le plus de temps dehors et profiter de ce soleil farceur qui s'amuse à jouer à cache cache, et lorsque ce n'est pas le cas, je me plonge avec délectation dans des pavés littéraires.

    En ce moment, je suis absorbée par la lecture de The Pursuit of Happiness de Douglas Kennedy. J'ai découvert par hasard ce livre en farfouillant dans la bibliothèque de mon grand-père, ce qui tombait très bien parce que j'avais très envie de lire  cet auteur après avoir parcouru une de ses interviews, dans un magazine, surtout après cette phrase du journaliste "Comme ses personnages, il s'est fabriqué des refuges mobiles, qui le suivent où qu'il soit: la musique, le cinéma, les livres." Je me suis reconnue dans cette phrase, ce qui a attisé ma curiosité sur l'auteur et ses romans, et j'avais beaucoup aimé l'image des refuges mobiles. J'en ai toujours sur moi: un livre (au moins), un ipod et un appareil photo. Je ne conçois pas de me déplacer sans, et je me sens mal si j'ai oublié l'un d'entre eux (ce qui en soi arrive rarement). J'en ai besoin pour affronter les journées à venir, et j'aime pouvoir m'envelopper dedans dès que le désir ou la nécessité se font sentir.

    Pour en revenir au livre, il est plutôt bien, voire même très bien. Je ne l'ai pas encore terminé, encore une centaine de pages à avaler. Au début, j'étais assez sceptique sur la remarque d'une critique, Kate Atkinson (si quelqu'un connait...) (après une rapide vérification chez mon ami Wikipedia, j'ai découvert que c'était un "écrivain britannique majeur"... Ah...), en couverture, qui le qualifiait de "compulsive read". Franchement, j'ai failli décrocher après la lecture, un brin longue, de la première partie. Je l'ai trouvée de peu d'intérêt, ou, pour être plus exacte, il aurait fallu qu'elle soit raccourcie (et pourtant, elle ne fait qu'une centaine de pages à peine), pour en venir directement au fait, à savoir la deuxième partie et le véritable commencement de l'histoire. Là en effet, on peut parler de lecture compulsive et suivre avec passion les aventures de l'héroïne principale. Il est évident que la première partie sert à poser l'histoire, à l'amener progressivement et patiemment (peut-être trop patiemment), mais je pense qu'elle m'aurait beaucoup plus plu avec une vingtaine de pages en moins...

    S'agissant de l'histoire en elle-même, tout commence lors d'un enterrement. Kate, une américaine d'une quarantaine d'années, enterre sa mère, lorsque son attention est attirée par une mystérieuse vieille femme pendant les obsèques, Sara Smythe, dont elle n'a aucun souvenir mais qui semble pourtant bien la connaître. Quel est le lien qui unit ces deux femmes? Pour le savoir, on plonge alors dans la vie, passionnante et passionnée, de Sara et l'Amérique et le New York de la fin des années 1940...

    Je pense que, dès que j'aurais fini ce livre, je m'attaquerai à la lecture de son dernier roman récemment publié Quitter le monde.

     

    J'ai aussi pris le temps de finir Le lit défait de Françoise Sagan, l'histoire d'amour, chaotique, entre une actrice, Béatrice, et un écrivain en vogue, Edouard. J'ai bien aimé, mais moins qu' Un certain sourire par lequel je l'avais découverte. Je ne sais pas... Il m'a laissé un goût d'inachevé, et puis aussi je l'ai trouvé un peu déséquilibré: autant j'ai dévoré facilement et avec plaisir plusieurs chapitres, autant d'autres étaient lus avec beaucoup plus de difficulté. Néanmoins, j'ai beaucoup aimé les deux personnages principaux, leur évolution, et aussi la peinture ironique et cynique du monde du spectacle de l'époque. Il faudrait peut-être qu'un jour je m'attelle à Bonjour tristesse, dont je ne cesse d'entendre vanter les mérites.

     

    J'ai également lu puis vu Le liseur. Autant, j'ai beaucoup aimé le livre, autant le film m'a laissée indifférente. Je ne l'ai pas détesté mais je ne l'ai pas aimé non plus... et aussi, j'ai eu du mal à comprendre l'oscar de Kate Winslet (que d'éventuels fans de Kate Winslet ne me jettent pas de pierres!). D'accord, elle a accompli une certaine performance d'actrice, en s'enlaidissant (un peu), en se vieillissant (beaucoup), mais de là à avoir un oscar... Enfin, j'ai remarqué qu'aux Etats-Unis, on aimait beaucoup récompenser les performances. Soit. Par contre, j'en aurais plutôt donné un à l'acteur qui jouait Michael Berg jeune, David Kross (je ne sais pas si il en a eu un, j'avoue que j'ai peu suivi les cérémonies...), dont j'ai préféré le jeu, plus touchant et juste, et à Ralph Fiennes aussi, qui incarne Michael plus vieux... parce que c'est Ralph Fiennes! (comment ça, ce n'est pas une argumentation suffisante?? :D).

    Toujours est-il que j'ai quand même préféré le livre, écrit par Bernhard Schlink, beaucoup plus intimiste (alors que le film m'est apparu incroyablement froid) dans la narration de l'amour que Michael, adolescent, éprouve pour Hannah, une "femme d'âge mûr" comme on le dit encore aujourd'hui, et de ses questionnements existentiels aussi. Mais surtout, j'ai adoré (vraiment) la façon dont Hanna est décrite beaucoup plus tard, lorsqu'il tombe sur elle par hasard, après qu'elle est mystérieusement disparue, dans le banc des accusés des criminels nazis alors qu'il est un jeune étudiant en droit. J'ai aimé le fait que, malgrès toutes les horreurs qu'elle ait pu commettre, elle ne soit pas bêtement condamnée par le narrateur, même si elle doit l'être nécessairement, légalement et justement pour ses crimes, mais qu'il y est cette volonté de la comprendre sans l'absoudre, de ne pas la monstréifier (je ne sais pas si ce verbe existe...) mais au contraire de l'humaniser le plus possible, ce qui finalement, a un effet beaucoup plus efficace, et plus dérangeant aussi, puisque comment quelqu'un d'aussi humain, d'autant plus que la motivation de son intégration dans les SS apparaît tellement ridicule au regard des actes qu'elle accomplira par la suite, a pu perpétrer des actes aussi inhumains? Et puis aussi, une autre question apparaît: est-il possible d'aimer toujours et malgrès tout cela une personne comme elle? Et finalement, une dernière question: qu'aurions-nous fait à la place d'Hanna? et plus générallement, qu'aurions-nous fait lors de la Seconde guerre mondiale? Collaborateur ou résistant? J'aimerais répondre sans aucune hésitation et avec la plus grande facilité, "résistante évidemment!", d'autant plus que mon grand-père a fait ce choix, lui, mais la vérité est que je n'en sais absolument rien. Je ne sais pas ce que j'aurais fait lors de ces évènements aussi exceptionnels qu'incomparables et au regard de circonstances beaucoup plus terre à terre et quotidiennes. Je ne sais vraiment pas, et il est effrayant de voir que le basculement dans le bon ou le mauvais côté tient finalement à très peu de choses.

    A choisir entre le livre et le film, si vous hésitez, choissisez le livre! En plus, il se lit aussi vite, si ce n'est plus vite, que le film!

     

    Sur ces considérations et questionnements existentiels nocturnes, je vais me coucher!

    Et je ne sais pas quand je reviendrai: j'ai La condition humaine qui m'attend (je commence à saturer des histoires d'amour (et ne me dîtes pas qu'il y en a une dans ce livre!), la postface de Marcel Pagnol m'a motivée (j'ai vénéré Marcel Pagnol toute mon enfance!), et je suis aussi dans ma phase "il faudrait peut-être que je lise un peu plus de classiques"!) et un livre dont j'ai oublié le nom sur l'histoire d'un écrivain râté, et puis s'il y a du soleil... :)

    Lien permanent Catégories : Melle C & les films, Melle C & les livres, Melle C & ses blablas existentiels 3 commentaires Imprimer Pin it!
  • Chanson de la semaine: The Dodos, Fables

    the dodos.gif

    Le rangement de sa médiathèque a parfois du bon. Il m'a permis de retomber sur ce titre du groupe The Dodos, complétement oublié et donc jamais écouté auparavant.

    Tuujours est-il que le (re)découvrir fut une bonne surprise.

    Bonne journée!

    Lien permanent Catégories : Melle C & sa playlist 0 commentaire Imprimer Pin it!
  • Essais

    Ma petite soeur a un nouvel appareil photo depuis hier. Un bridge. Un Panasonic DMC-FZ28, pour être exacte. Autant dire que je crève de jalousie! :) Et que je fais aussi tout mon possible pour essayer de m'accaparer la chose! (Je réfléchis d'ailleurs à un moyen de le garder pour moi toute seule... Un échange? Non! D'une parce que j'aime toujours mon vieil appareil numérique, de deux parce que je doute qu'elle veuille acquérir une antiquité après avoir profiter d'une merveille de technologie moderne... Un vol? Un meurtre?? Non, pour la dernière proposition parce que je l'aime bien quand même ma soeur! Je cherche encore...)

    Toujours est-il que c'est quand même super chouette de faire des photos avec un bridge! Et je n'arrête pas depuis hier soir. Je photographie tout et surtout n'importe quoi. Ma petite soeur est fatiguée d'être mon unique modèle: ses seuls moments de répit sont lorsqu'elle va aux toilettes ou dormir (comme en ce moment (autant dire que je ronge mon frein en attendant!))! Vous me direz, elle a l'habitude: quand elle avait 4 ans, je la coiffais, maquillais et habillais pour faire des séances photos! (de l'avantage d'être la cadette...).

    Pour l'instant, j'avoue, je patauge un peu, entre tous les modes proposés, et donc toutes les possibilités photographiques, mes agacements et mes hésitations parce que je n'arrive pas à faire exactement ce que j'ai envie (du genre prendre un objet bien net et que tout ce qui l'entoure soit tout flou, ou inversement (j'arrive à le faire avec mon APN, mais pas encore avec le bridge). J'ai bani la couleur, pour l'instant, d'une parce que j'adore le noir et blanc, mais aussi parce que tout ce que j'ai pris en couleur ne me plaisait pas du tout (mais alors vraiment pas): trop fadasse, trop lisse, trop beurk, j'aime pas!

    J'en suis encore au stade de l'expérimentation, et pour un long moment je pense, j'ai abandonné l'idée d'un reflex (vu comment je galère avec un bridge...) et je m'amuse, beaucoup.

    Moralité: en fait, la photo, c'est dur quand même...

    appareil gaelle 024.JPG
    049.JPG
    050.JPG
    058.JPG
    060.JPG
    094.JPG
    119.JPG
    133.JPG
     
    177.JPG
    170.JPG
    Lien permanent Catégories : Melle C & les photos, Melle C & ses blablas existentiels 10 commentaires Imprimer Pin it!
  • Le sachet de thé

    100.JPG
    En ce moment, je me sens aussi perdue que ce sachet de thé dans sa tasse.
    Abîmé(e), absent(e), anéanti(e), condamné(e), coulé(e), cuit(e), déboussolé(e), dépassé(e), dépaysé(e), déphasé(e), dérouté(e), désaxé(e), désemparé(e), désespéré(e), désorienté(e), détruit(e), distrait(e), égaré(e), endommagé(e), englouti(e), errant(e), éteint(e), étranger(e), exilé(e), fichu(e), fini(e), foutu(e), gaché(e), gaspillé(e), gâté(e), incurable, inutile, irrécupérable, isolé(e), lointain(e), malheureux(/se), mort(e), mourant(e), noyé(e), oublié(e), plongé(e), pourri(e).
    Un peu de tout ça à la fois.
    Et fatiguée aussi. A force de trop tirer sur le fil.
    Tout comme lui.

    Lien permanent Catégories : Melle C & ses blablas existentiels 3 commentaires Imprimer Pin it!