20.12.2009
Va, vis et deviens
Hier soir, j'ai regardé Va, vis et deviens sur la 3, en deuxième partie de soirée et j'en suis ressortie assez chamboullée.Trop d'émotions, de larmes contenues, de joies aussi, j'ai eu l'impression d'être passée à la moulinette des sentiments. Il m'a fallu un certain temps avant de ressortir du film et trouver le sommeil. J'ai beaucoup aimé le film. Ca faisait d'ailleurs longtemps quej'avais envie de le regarder, depuis sa sortie en fait, et je n'ai pas été déçue.

Pour ceux qui ne connaîtraient pas l'histoire, on suit le périple d'un jeune garçon, âgé de 9 ans, en 1984, poussé par sa mère, chrétienne, à quitter le Soudan et la misère des camps de réfugiés en profitant d'une mission humanitaire de rapatriement des Juifs noirs d'Ethiopie en Israël avec pour adieu ses simples mots "va, vis et deviens. Et ne reviens pas avant". L'enfant, désormais appelé Schlomon et dans l'obligation de mentir sur son appartenance à la religion juive tout comme sur son statut d'orphelin, se retrouve adopté par une famille juive israélienne, Yaël et Yoramm Harrari (joués par Yaël Abecassis et Roschdy Zem, impressionnants). On le voit alors grandir, s'intégrer plus ou moins facilement dans sa nouvelle famille et son nouveau pays, eu égard au contexte socio-politico-religieux de l'époque, partagé entre son désir d'avancer, celui de ne pas oublier son passé et de retrouver sa mère, et son mensonge pesant.
J'ai beaucoup aimé l'histoire, les personnages, les acteurs, le film dans sa globalité en fait, et appris aussi (je ne connaissais rien sur les falashas...). Au final, un film à voir si ce n'est pas déjà fait!
PS: J'ai un problème avec mon ordi (je ne sais pas pourquoi il refuse de se connecter à internet (aucun virus à l'horizon) (pour être exacte, ce n'est pas qu'il refuse de se connecter à internet, c'est plutôt qu'une sublime page blanche apparaît lorsque j'essaie d'ouvrir une nouvelle page internet, ce qui revient au même: aucune possibilité de l'utiliser), qui me tape sérieusement sur les nerfs soit dit en passant, d'où le fait que je publie rarement ces derniers temps. Là, je squatte sur l'ordinateur familial (où je redécouvre les joies du bas débit, tellement il est long à se mettre en marche...) et le Mac de ma petite soeur (je n'aime pas du tout les macs), et j'attends demain pour aller voir un technicien en espérant qu'il résolve rapidement le problème... Sur ce, bon après-midi!
16:31 Publié dans C'était la dernière séance... | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : va vis et deviens
07.12.2009
Chanel
Après avoir vu le téléfilm passé sur France 2, Coco chanel je crois, je me suis décidée à visionner Coco avant Chanel avec Audrey Tautou. Et comme pour le premier, j'ai finalement été assez déçue: pas assez précis, et puis toujours la focalisation sur la relation entre Coco et les deux premiers hommes de sa vie, le romanesque mis en avant à l'encontre de ce qui m'intéresse vraiment, son travail, le "comment elle a créé sa première boutique, fait sa première collection, l'impact qu'a eu sa volonté de libérer les corps féminins...", ce genre de chose... Alors, je ne sais pas si j'irais voir le prochain film avec Anna Mouglalis (que j'aime beaucoup pourtant), je sens encore là aussi le mélo à cent mètres à la ronde... Et pourtant je suis en pleine coco chanel-ite aïgue et j'ai forcément envie d'en savoir plus. Pour l'instant, je ne me suis pas encore décidée par quelle biographie je vais commencer.
Et je me suis demandée si par hasard vous ne connaissiez pas un livre de mode qui retracerait l'histoire de la maison Chanel, avec des tonnes de photos d'archives...

crédit photo: Brunch after Breakfast
Finalement, de toutes les films que j'ai vu sur Coco Chanel dernièrement, celui que je préfère est celui de Karl Lagerfeld visible récemment sur internet racontant un voyage imaginaire de Coco en Chine, l'ambiance y est magique et magnifique. Il est visible à cette adresse.
22:22 Publié dans C'était la dernière séance..., Melle C & ses blablas existentiels | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : coco chanel
29.07.2009
En vrac
Je pensais que les vacances seraient enfin l'occasion de mettre plus à jour ce blog, et en fait, c'est exactement l'inverse qui se produit... du moins pour l'instant... J'avoue que j'ai du mal, en ce moment, à me poser devant mon ordinateur: quand il fait beau, j'essaie de passer le plus de temps dehors et profiter de ce soleil farceur qui s'amuse à jouer à cache cache, et lorsque ce n'est pas le cas, je me plonge avec délectation dans des pavés littéraires.
En ce moment, je suis absorbée par la lecture de The Pursuit of Happiness de Douglas Kennedy. J'ai découvert par hasard ce livre en farfouillant dans la bibliothèque de mon grand-père, ce qui tombait très bien parce que j'avais très envie de lire cet auteur après avoir parcouru une de ses interviews, dans un magazine, surtout après cette phrase du journaliste "Comme ses personnages, il s'est fabriqué des refuges mobiles, qui le suivent où qu'il soit: la musique, le cinéma, les livres." Je me suis reconnue dans cette phrase, ce qui a attisé ma curiosité sur l'auteur et ses romans, et j'avais beaucoup aimé l'image des refuges mobiles. J'en ai toujours sur moi: un livre (au moins), un ipod et un appareil photo. Je ne conçois pas de me déplacer sans, et je me sens mal si j'ai oublié l'un d'entre eux (ce qui en soi arrive rarement). J'en ai besoin pour affronter les journées à venir, et j'aime pouvoir m'envelopper dedans dès que le désir ou la nécessité se font sentir.
Pour en revenir au livre, il est plutôt bien, voire même très bien. Je ne l'ai pas encore terminé, encore une centaine de pages à avaler. Au début, j'étais assez sceptique sur la remarque d'une critique, Kate Atkinson (si quelqu'un connait...) (après une rapide vérification chez mon ami Wikipedia, j'ai découvert que c'était un "écrivain britannique majeur"... Ah...), en couverture, qui le qualifiait de "compulsive read". Franchement, j'ai failli décrocher après la lecture, un brin longue, de la première partie. Je l'ai trouvée de peu d'intérêt, ou, pour être plus exacte, il aurait fallu qu'elle soit raccourcie (et pourtant, elle ne fait qu'une centaine de pages à peine), pour en venir directement au fait, à savoir la deuxième partie et le véritable commencement de l'histoire. Là en effet, on peut parler de lecture compulsive et suivre avec passion les aventures de l'héroïne principale. Il est évident que la première partie sert à poser l'histoire, à l'amener progressivement et patiemment (peut-être trop patiemment), mais je pense qu'elle m'aurait beaucoup plus plu avec une vingtaine de pages en moins...
S'agissant de l'histoire en elle-même, tout commence lors d'un enterrement. Kate, une américaine d'une quarantaine d'années, enterre sa mère, lorsque son attention est attirée par une mystérieuse vieille femme pendant les obsèques, Sara Smythe, dont elle n'a aucun souvenir mais qui semble pourtant bien la connaître. Quel est le lien qui unit ces deux femmes? Pour le savoir, on plonge alors dans la vie, passionnante et passionnée, de Sara et l'Amérique et le New York de la fin des années 1940...
Je pense que, dès que j'aurais fini ce livre, je m'attaquerai à la lecture de son dernier roman récemment publié Quitter le monde.
J'ai aussi pris le temps de finir Le lit défait de Françoise Sagan, l'histoire d'amour, chaotique, entre une actrice, Béatrice, et un écrivain en vogue, Edouard. J'ai bien aimé, mais moins qu' Un certain sourire par lequel je l'avais découverte. Je ne sais pas... Il m'a laissé un goût d'inachevé, et puis aussi je l'ai trouvé un peu déséquilibré: autant j'ai dévoré facilement et avec plaisir plusieurs chapitres, autant d'autres étaient lus avec beaucoup plus de difficulté. Néanmoins, j'ai beaucoup aimé les deux personnages principaux, leur évolution, et aussi la peinture ironique et cynique du monde du spectacle de l'époque. Il faudrait peut-être qu'un jour je m'attelle à Bonjour tristesse, dont je ne cesse d'entendre vanter les mérites.
J'ai également lu puis vu Le liseur. Autant, j'ai beaucoup aimé le livre, autant le film m'a laissée indifférente. Je ne l'ai pas détesté mais je ne l'ai pas aimé non plus... et aussi, j'ai eu du mal à comprendre l'oscar de Kate Winslet (que d'éventuels fans de Kate Winslet ne me jettent pas de pierres!). D'accord, elle a accompli une certaine performance d'actrice, en s'enlaidissant (un peu), en se vieillissant (beaucoup), mais de là à avoir un oscar... Enfin, j'ai remarqué qu'aux Etats-Unis, on aimait beaucoup récompenser les performances. Soit. Par contre, j'en aurais plutôt donné un à l'acteur qui jouait Michael Berg jeune, David Kross (je ne sais pas si il en a eu un, j'avoue que j'ai peu suivi les cérémonies...), dont j'ai préféré le jeu, plus touchant et juste, et à Ralph Fiennes aussi, qui incarne Michael plus vieux... parce que c'est Ralph Fiennes! (comment ça, ce n'est pas une argumentation suffisante?? :D).
Toujours est-il que j'ai quand même préféré le livre, écrit par Bernhard Schlink, beaucoup plus intimiste (alors que le film m'est apparu incroyablement froid) dans la narration de l'amour que Michael, adolescent, éprouve pour Hannah, une "femme d'âge mûr" comme on le dit encore aujourd'hui, et de ses questionnements existentiels aussi. Mais surtout, j'ai adoré (vraiment) la façon dont Hanna est décrite beaucoup plus tard, lorsqu'il tombe sur elle par hasard, après qu'elle est mystérieusement disparue, dans le banc des accusés des criminels nazis alors qu'il est un jeune étudiant en droit. J'ai aimé le fait que, malgrès toutes les horreurs qu'elle ait pu commettre, elle ne soit pas bêtement condamnée par le narrateur, même si elle doit l'être nécessairement, légalement et justement pour ses crimes, mais qu'il y est cette volonté de la comprendre sans l'absoudre, de ne pas la monstréifier (je ne sais pas si ce verbe existe...) mais au contraire de l'humaniser le plus possible, ce qui finalement, a un effet beaucoup plus efficace, et plus dérangeant aussi, puisque comment quelqu'un d'aussi humain, d'autant plus que la motivation de son intégration dans les SS apparaît tellement ridicule au regard des actes qu'elle accomplira par la suite, a pu perpétrer des actes aussi inhumains? Et puis aussi, une autre question apparaît: est-il possible d'aimer toujours et malgrès tout cela une personne comme elle? Et finalement, une dernière question: qu'aurions-nous fait à la place d'Hanna? et plus générallement, qu'aurions-nous fait lors de la Seconde guerre mondiale? Collaborateur ou résistant? J'aimerais répondre sans aucune hésitation et avec la plus grande facilité, "résistante évidemment!", d'autant plus que mon grand-père a fait ce choix, lui, mais la vérité est que je n'en sais absolument rien. Je ne sais pas ce que j'aurais fait lors de ces évènements aussi exceptionnels qu'incomparables et au regard de circonstances beaucoup plus terre à terre et quotidiennes. Je ne sais vraiment pas, et il est effrayant de voir que le basculement dans le bon ou le mauvais côté tient finalement à très peu de choses.
A choisir entre le livre et le film, si vous hésitez, choissisez le livre! En plus, il se lit aussi vite, si ce n'est plus vite, que le film!
Sur ces considérations et questionnements existentiels nocturnes, je vais me coucher!
Et je ne sais pas quand je reviendrai: j'ai La condition humaine qui m'attend (je commence à saturer des histoires d'amour (et ne me dîtes pas qu'il y en a une dans ce livre!), la postface de Marcel Pagnol m'a motivée (j'ai vénéré Marcel Pagnol toute mon enfance!), et je suis aussi dans ma phase "il faudrait peut-être que je lise un peu plus de classiques"!) et un livre dont j'ai oublié le nom sur l'histoire d'un écrivain râté, et puis s'il y a du soleil... :)
25.05.2009
L'amant
Hier, j'ai regardé L'amant de Jean-Jacques Annaud, adapté du livre écrit par Marguerite Duras, et j'ai bien aimé.
Surtout les décors en fait. Ca m'a donné envie d'aller faire un tour en Chine très rapidement (en fait j'ai toujours eu envie d'y aller, c'est juste une excuse ;)).
Et l'atmosphère. Moite, sensuelle, lourde, étouffante parfois.
Et les costumes aussi pour finir. Minute futile: j'adore la robe blanche que l'actrice porte dans les dernières photos (et je veux la même! évidemment!).
Ca m'a encore plus donné envie de lire le livre, qui fait partie de ma liste de livres à lire depuis longtemps, tout comme Un barrage contre le Pacifique...
(désolée d'avance pour la pauvre qualité des photos: ce sont des captures d'écran que j'ai faites... impossible d'en trouver ailleurs!)
13:00 Publié dans C'était la dernière séance... | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : l'amant
07.03.2009
Bande annonce
Ce que j'aimais, quand je vais au cinéma, c'était pouvoir m'enfiler une bonne dizaine de bande annonces avant le commencement du film. Malheureusement, maintenant, ils en passent très peu. Au profit de la pub. Ce qui me donne la désagréable impression d'être pendant un court instant devant mon écran de TV. Ce que je déteste. Sauf la pub des chocolats Lindt (un peu de finesse dans ce monde brut), dont je ne me lasserai jamais, je crois, tellement elle est sublime, et qu'ils passent encore parfois dans le petit cinéma chez mes parents.
L'absence de bande annonces, ça casse la magie. Ce petit rituel du je m'installe tranquillement, je papote un peu, je me moque de la bande annonce d'un film que, décidément, je n'irais vraiment pas voir, et puis je tombe sur celle qui me trouble, m'apate et qui me donnera envie de retourner impatiemment dans les salles obscures.
Je suis tombée sur celle-ci, par hasard sur internet, Coco avant Chanel. Le film dont on n'arrête pas de parler, dont on parlait avant même que les tournages n'aient commencés, que l'actrice n'ait été choisie... parce bon, c'est Chanel quand même! :)
Et elle m'a envie d'aller le voir. Même si j'ai déjà vu la version TV passée sur France 2, certes très romancée, mais injustement, je trouve, descendue. Parce que l'interprétation d'Audrey Tautou, à travers ces quelques minutes, d'une Coco qui a l'air dôtée d'une très grande force de caractère (ce qui n'est pas très étonnant vu l'ascension sociale de son "personnage" (je ne sais pas trop si on peut encore parler de personnage étant donné que Coco Chanel a réellement existé)), a attisé ma curiosité.
Et puis, il faut vraiment que je lise des biographies sur elle quand même! Pendant les vacances... parce qu'en ce moment, c'est un peu le rush universitaire! :)
Donc la bande annonce:
20:57 Publié dans C'était la dernière séance..., Melle C & le web | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : coco chanel, film, bande annonce
27.01.2009
"Read this to me and I'll come back to you"
Hier soir, j'ai enfin regardé The notebook (N'oublie jamais en français), l'adaptation du best seller du même nom écrit par Nicholas Sparks, et j'ai bien aimé. Je savais à quoi m'attendre, après toutes les critiques positives lues chez Galy, Mademoiselle V. et Anne'Onymous (pour ne citer qu'elles): un film pour filles avec une belle histoire d'amour où personne n'est censée mourir avant l'heure de façon tragique. Et ce fut le cas.
Tout commence dans une maison de retraite où un homme lit un livre à une femme, une histoire racontant la rencontre d'Allie, 17 ans (Rachel MacAdams) et de Noah Caloun (Ryan Gosling), un soir d'été, dans les années 1940, à la fête foraine de Seabrooke, en Caroline du Sud. Noah tombe immédiatement sous le charme et fait tout pour la séduire (et quand je dis tout, c'est vraiment tout, parce qu'il y va, en se suspendant par exemple à la grande roue de la fête foraine, menaçant de tout lâcher si elle ne lui accorde pas un rendez-vous, ou à coup de déclarations d'amour grandiloquentes). Evidemment, Allie, en jeune fille de bonne famille qui s'ennuit dans sa vie réglée à la minute près par les cours de français, de piano et de tennis, finit par céder. Ils tombent fous amoureux et passent, insouciants, une grande partie de leur été ensemble.

Mais (parce qu'il y a forcément un mais), les parents d'Allie (surtout sa mère) commencent à s'inquiéter de la tournure, de plus en plus sérieuse, que prend l'amourette de vacances de leur fille. En effet, malheureusement, pour lui, Noah est pauvre et n'est donc pas un gendre idéal. Et cette différence de milieu social finit par les séparer.
Allie est envoyée à New York pour suivre des cours à la faculté. Noah essaie de renouer le contact en lui écrivant tous les jours pendant un an (365 lettres), mais devant l'absence de réponse d'Allie (en fait, sa mère interceptait toutes les lettres), décide de reprendre le cours normal de sa vie et s'engage dans l'armée pendant la seconde guerre mondiale. Allie, quant à elle, devient infirmière volontaire à New York où, lors de ses gardes, elle rencontre un soldat blessé, Lon Hammond Jr, qui s'avéra avoir tout du gendre et fiancé idéal (beau, riche, intelligent). Allie finit par accepter sa demande de mariage.
Mais (il y a beaucoup de rebondissements), tout n'est pas aussi simple que cela. Noah rentre de la guerre et est bien vivant. Il tente même de la retrouver et apprend par un malheureux concours de circonstances les fiançailles d'Allie. Il repart donc à Seabrooke, sans lui avoir parlé, terminer accomplir la promesse qu'il lui avait faite: remettre en état une ancienne maison coloniale abandonnée, et la repeindre selon les souhaits d'Allie, blanche avec des volets bleus. Allie le découvre un jour (le jour de l'essayage de sa robe de mariée) par hasard en tombant par un hasard sur un article en une du New York Times avec en photo Noah et la maison retapée. Allie décide de retourner à Seabrooke pour le voir et se retrouve confrontée à un choix: soit reprendre l'histoire avec Noah, son premier amour, ou se marier avec Lon, beaucoup plus en adéquation avec la vie qu'elle a toujours connue.
Evidemment, on se doute de son choix final.
Le récit ne trouve, à mon sens, son intérêt véritable, et n'en devient que plus touchant, qu'à partir du moment où l'on découvre, au fil du film, que cette histoire d'Allie et de Noah lue par ce vieil homme à cette vieille femme, dans la maison de retraite, n'est autre que la leur, et ce, dan un seul but, essayer de raviver la mémoire, malade, d'Allie.
C'est donc au final un beau film avec une belle histoire (et quelques baisers d'anthologie!) sur le grand amour qui surmonte tout (les différences de milieu social, le temps, la maladie), qui se veut éternel, qui fait rêver et oublier que dans la réalité, souvent, un mariage sur trois se termine par un divorce.
13:43 Publié dans C'était la dernière séance... | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : the notebook, n'oublie jamais
14.11.2008
We got a winner!
Hier, j'ai regardé Requiem for a dream sur Paris Première (juste après la rediffusion de la première saison de Californication... Je suis insomniaque en ce moment!). J'ai le film en dvd mais je l'ai regardé quand même. J'adore ce film, si tant est qu'on puisse "adorer" ce genre de film... toujours est-il qu'il m'avait bouleversée la première fois que je l'ai vu, au point d'exploser en larmes à la fin. La première fois que ça me faisait ça. Générallement, je ne pleure jamais devant un film, au pire, j'ai une grosse boule dans la gorge, les yeux qui picotent un peu, la respiration difficile et saccadée, mais je ne pleure jamais. J'avais eu la même réaction devant American History X que j'avais dû voir, genre la semaine suivante, enfin bref, c'est une autre histoire.
En parlant d'histoire justement, je ne comprends pas pourquoi celle de Requiem for a dream m'avait autant chamboulée ni pourquoi elle continue toujours, à chaque fois que je le revois, alors que je commence à le connaître par coeur, à me remuer de cette façon.
Pour ceux qui ne connaitraient pas ce film de Darren Aronofsky, on suit les aventures de Harry (Jared Leto!!!!), de sa petite amie Marianne, son copain Tyrone et de sa mère Sara. Les trois premiers sont des junkies et décident de monter une combine pour pouvoir continuer à profiter de leur existence facile, remplie la majeure partie du temps par leur consommation de drogues. Ils jurent néanmoins qu'après cette affaire, ils décrocheront et réaliseront leurs rêves grâce à l'argent rassemblé (ouvrir une boutique de vêtements pour Marianne, mener une vie normale et rangée pour les deux autres). La mère d'Harry, quant à elle, Sara, vieille veuve désoeuvrée et délaissée par son fils, n'a qu'une ambition, passer dans une émission télévisée à laquelle elle est totalement accro, désir qui semble se concrétiser lorsqu'elle reçoit une soit disante invitation pour y assister. Elle décide alors de suivre un régime draconien pour pouvoir entrer à nouveau dans une robe rouge, souvenir de jours heureux où son mari était encore en vie et son fils fraîchement diplômé.

(bon là, c'est la photo "ouh il est beauuuuu Jared!" :))
Evidemment, tout ne se passe pas exactement comme ils l'espéraient et on assiste à la descente aux enfers de ces quatre personnages, chacun mû et tenu par son addiction destructrice, la mère, son émission TV et les amphétamines fournies par un médecin peu scrupuleux pour son régime, les autres, la drogue, chacun étant prêt à tout pour l'assouvir.
C'est le personnage de la mère qui m'a le plus touchée, qui ne souhaite qu'une chose finalement, le bonheur de son fils et une vie de famille reconstruite, chose qu'on sait à la fin lors de son passage rêvé à l'émission TV (là où j'explose en larmes...), et au final, c'est ce à quoi les autres aspirent aussi, le bonheur, du moins la définition qu'ils s'en font, même si ils s'y prennent mal...
En bref, c'est le genre de film qui laisse rarement indifférent, qu'on a du mal à quitter après s'être immergé dedans, alors si vous ne l'avez pas encore vu, honte à vous! :))
Un plus: la bande originale du film, sublime, aussi prenante que l'histoire.
23:49 Publié dans C'était la dernière séance... | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : requiem for a dream
05.09.2008
Vertigo
Grâce à une offre de découverte de ma neufbox, qui me permet en ce moment de découvrir plein de chaînes auxquelles je n'ai pas accès normallement (genre toutes les chaînes de cinéma et de musique (d'ailleurs, je trouve ça un peu sadique...)), j'ai eu l'occasion de revoir un de mes films cultes, Vertigo (Sueurs froides) de Alfred Hitchcock.

La première fois que je l'ai vu, je devais avoir douze ans et je suis tout de suite devenue fan du film, puis de Alfred Hitchcock en général.
J'ai adoré l'ambiance assez sombre, mystérieuse, les décors, les acteurs, en particulier les deux acteurs principaux, James Stewart et Kim Novak, et bien sûr l'histoire, celle de Scottie Fergusson (James Stewart), un ancien policier souffrant de vertige suite au traumatisme causé par la mort d'un de ses collègues, engagé par un vieil ami à lui Garvin Elster pour surveiller sa femme Madeleine (Kim Novak) car ce dernier craint qu'elle ne devienne folle, notamment en raison de sa fascination pour sa grand-mère Carlotta.
C'est un résumé de l'intrigue très sommaire, je veux bien le reconnaître, mais je ne veux pas tout vous raconter (histoire que vous ayez un peu de surprise!), mais si vous en voulez un plus complet, où la résolution de toute l'intrigue est dévoilée, cliquez ici.

(Sinon, ça n'a rien à voir, mais là pendant que j'écris, il y a une soirée spéciale sur Coldplay sur MCM, chaîne que je peux regarder jusqu'au 12 septembre, et je peux vous dire que je suis HAPPY, HAPPY, HAPPY!!... et que ma concentration n'est pas à son plus haut degré, vu qu'en tant que groupie de base, je n'arrête pas de chanter...)
Ce que j'aime dans les films d'Hitchcock, c'est que chaque plan, chaque scène, est hyper travaillé, que l'intrigue à chaque fois est passionnante (je n'ai pour l'instant jamais été déçue par un de ses films, parmis tous ceux que j'ai pu visionner de lui, et je l'ai revisionne toujours avec le même plaisir. D'ailleurs, quand je les regarde plusieurs fois, un truc qui me plaît, c'est d'essayer de voir l'apparition du réalisateur).

Ce qui m' a plu dans ce film, outre le scénario, c'est l'actrice Kim Novak et son personnage Madeleine, qui était pour moi, à l'époque, l'incarnation de la féminité. Ses tailleurs cintrées, sa magnifique robe de soirée vert émeraude (dont je n'ai malheureusement pas réussi à trouver de photos sur le web), ses talons aiguilles, la sophistication (j'ai un doute sur l'orthographe...) de ses tenues (qui ont, soit dit en passant, fait naître chez moi une très brève carrière de styliste!), tout me plaisait et me fascinait à la fois, bref, me donnait envie de lui ressembler (même si elle est aux antipodes de ce que je suis! D'une, elle est blanche et je suis métisse, de deux, pour mes tenues sophistiquées, on peut repasser!).
Pour terminer, c'est un film que je conseille vivement, si vous ne l'avez pas déjà vu!
Sur ce, je vais me coucher!
00:29 Publié dans C'était la dernière séance... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vertigo, alfred hitchcock
01.09.2008
The man who cried
Hier, j'ai regardé ça à la télé sur France 4.

Je l'avais déjà vu, sur Canal (quand mes grand-parents avaient encore leur abonnement et que c'était bien pratique pour meubler des journées avec un temps pourri, temps très usuel en Bretagne...), bref, je l'avais vu il y a au moins huit ans et ça avait été LE gros coup de coeur à ce moment là. Je l'ai donc revu, et bizarrement j'étais plus aussi enthousiaste... Mes goûts ont dû légérement évolué (d'un côté, je n'avais que quinze ans à l'époque...). Bien sûr, j'ai bien aimé (je n'ai pas non plus changé radicalement d'avis!), mais c'est pas non plus LE film qui va changer radicalement ma vie!
Pour l'histoire, ça se passe dans les années 30, et on suit Suzie (Christina Ricci), une chanteuse juive, dans un Paris assez idéalisé (si vous voulez voir une reconstruction historique pointue, passez votre chemin!), qui veut essayer de retrouver son père, dont elle a été séparé plusieurs années auparavant, en Amérique. Entre temps, elle se fait embaucher par une compagnie musicale et elle y rencontre César (Johnny Deep à tomber!!), un tzigane, avec qui, bien sûr, elle va sortir (et là, mon coeur de midinette était comblée!) et Lola (Cate Blanchett), une danseuse russe, avec qui elle se lie d'amitié. A la fin, elle retrouve son père (ça, c'est pour le happy end) dans l'Amérique du self-made-man, mais pas César, parce que lui, il ne pouvait pas tout lâcher comme ça, notamment sa famille, pour la suivre (mais bon là, moi j'aime à croire qu'ils vont finir par se retrouver un jour, même si c'est totalement impossible, mais que vous voulez, je suis une midinette!)*.
Je me rend compte que ce n'est pas très clair comme résumé (on va mettre ça sur la fatigue de la pré-rentrée qui approche...) donc si vous en voulez un un peu plus construit, cliquez ici: http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=29806.html.
Pourquoi il faut quand même voir ce film?
Parce que c'est un beau film (l'ambiance, les décors), parce qu'il y a de bons acteurs (et notamment Johnny!!), parce qu'il y a une belle musique (qui donne des frissons partout), une jolie histoire (qui peut même vous arracher quelques larmes), même si elle est un peu simpliste, que vous aurez l'occasion de voir Johnny Deep traverser Paris sur son cheval blanc (et rien que ça, ça vaut le détour!) et que quelques questions existencielles sont abordées, du genre "partir et vivre, rester et mourir" (j'avoue, je n'ai pas pu m'empêcher de sourire quand Johnny dit ça dans un des moments les plus dramatiques du film), mais plus sérieusement sur la discrimination, l'intégration (renoncer à sa culture pour mieux s'intégrer), l'identité, la difficulté d'appartenir et d'évoluer dans deux mondes différents (parce que Suzie est juive, d'orignie russe, mais elle a la nationalité anglaise), la montée du fascisme et du nazisme en Europe.
Voilà, après cette palpitante critique, je lâche mon ordinateur et vais profiter du soleil normand (rarissime cet été) en vous laissant avec une photo de Johnny et son cheval blanc et un extrait de la BO!

13:21 Publié dans C'était la dernière séance... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : the man who cried
15.08.2008
Batman: The Dark knight

J'ai été voir hier le dernier épisode des aventures de Batman et je n'ai pas été déçue. J'avais bien aimé le premier épisode, réalisé là encore par Christopher Nolan, malgré les nombreuses critiques négatives à son égard, et je dois reconnaître que cette suite le surpasse largement.
J'avais bien aimé que dans le premier opus soit évoqué l'enfance de Batman (chose qui ne l'avait pas encore été faite dans les adaptations cinématographiques précédentes, si je me souviens bien...), ses motivations, ainsi que son apprentissage.
Dans cette suite, les conséquences de son action de lutte contre le crime sont présentées dès les premières minutes: d'une part, l'espoir qui renait, incarné par le procureur Harvey Dent, mais également la recrudescence en force des actes criminels, plus osés du fait du chaos ambiant reignant mais également échappant à toute logique pour certains (notamment les actes du Joker). Le héros est alors confronté à des questions existencielles, à des choix (Sa volonté de faire le bien n'aurait-elle pas engendré l'effet inverse? Doit-il ou non révéler son identité pour éviter la mort de plusieurs innocents et céder au chantage du Joker?)
Au final, j'ai beaucoup apprécié ce Batman: le scénario est bien ficelé, les cascades sont géniales et last but not least,, j'adoooore tous les gadgets de Batman! (je veux une Batmobile à Noël!!)
N'oublions pas bien sûr les prestations des acteurs, toutes très biens, dont une, bien sûr, dépasse du lot, celle du regretté Heath Ledger dans le rôle du Joker. J'avoue qu'il était assez impressionant, mais c'était assez étrange de le regarder sans penser à sa mort subite, en sachant que c'était sa dernière prestation. Et Christian Bale, je l'aime bien dans ce rôle, même si certaines critiques l'avaient trouvé un peu fade à côté de Heath.
Un regret: l'absence de Katie Holmes, même si Maggie Gyllenhall était très bien. C'est juste que je n'aime pas les changements d'acteurs pour un même rôle dans une suite, j'ai besoin d'un minimum de repères... (alors n'imaginons même pas si un des acteurs des rôles principaux de Harry Potter venait à être modifié!)
Un dernier regret: ne pas l'avoir regardé en VO. Bah oui, parce que je trouve que ça rend pas pareil un film en VO et VF (je me vois mal regardé du Almodovar en VF par exemple! Oui, je suis un peu une puriste dans l'âme... (et les sous-titres, c'est pas fait pour les chiens!)), mais bon il n'y a qu'un cinéma dans la chère ville de mes parents et il ne faut pas trop lui en demander (que le film soit passé sans aucune coupure, c'est déjà pas mal! moi, mauvaise langue??)
En bref, si vous ne l'avez pas déjà vu, foncez!!
22:53 Publié dans C'était la dernière séance... | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : batman, the dark knight



